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Il n’est pas de règle générale permettant
de prévoir avec certitude les mécanismes. Cependant, les ruptures en phases
gazeuses sont généralement homolytiques alors qu’en solution, elles sont plutôt
du type hétérolytique. En phase
gazeuse, on peut citer un contre exemple :
L’iodométhylation
de la triméthylamine se produit avec un mécanisme ionique à l’état gazeux et en
solution.
En solution, le solvant favorise la
rupture hétérolytique. En effet, les solvants sont polaires. ils ont une
constante diélectrique et, selon le modèle de la liaison ionique, on a :
, avec eO permittivité du vide et eR permittivité du solvant.
Lorsque eR >1, on voit immédiatement que F diminue donc ceci
explique la rupture de la liaison.
Le solvant le plus polaire est l’eau Eau : eR=81
Benzène eR=2,3
Il y a une interaction entre le solvant
et le soluté. Il y a couplage. Il est donc difficile de donner des règles
générales. Si les ruptures hétérolytiques sont favorisées par le solvant, les
ruptures radicalaires sont favorisées par le rayonnement ou induites par
d’autres radicaux libres.
CARACTERISTIQUES DES RADICAUX LIBRES
Les radicaux libres sont instables comme
les atomes libres.
Dans un champ magnétique, le moment
magnétique de spin de l’électron célibataire peut être parallèle a ou antiparallèle b au champ. La configuration a est celle de plus basse énergie. On
pourra donc les détecter à l’aide d’une mesure Résonance Paramagnétique
Electronique.
En
général
Comme il y a deux orientations possibles,
on peut faire transiter les électrons et détecter les radicaux. La RPE est
l’instrument privilégié pour les détecter.
LES ATOMES LIBRES
Production
Le premier appareil qui a utilisé des
atomes libres est le chalumeau de Langmuir. On projette dans un champ
électrique de tension élevée des molécules. Sous l’effet de ce champ
électrique, celles-ci sont cassées en atomes. On peut donc étudier l’effet de
ces atomes sur des cibles. (exception H®CH4).
L’hydrogène atomique est ainsi formé. Il
y a un dégagement de 400 kJ lors de la recombinaison. Avec l’hydrogène
atomique, on observe la formation d’hydrures et la réduction d’oxydes. Tous ne
sont pas réductibles. L’alumine résiste à la réduction, ainsi que l’oxyde de
zinc. Les métaux ne réagissent pas avec l’hydrogène atomique. Les hydrures
formés avec l’hydrogène atomique peuvent, pour certains métaux, être des
hydrures salins, tels les hydrures de Ar, Cu, Au, Thallium. Le Phosphore et le
Thallium donnent des hydrures volatils et instables.
Jet d’hydrogène atomique sur des hydrocarbures (travail de
Bonhoeffer)
Les jets d’hydrogène atomique sur des
hydrocarbures conduisent à une décomposition de la chaîne pour donner des
molécules de poids moléculaire plus faible sauf pour le méthane et
l’acéthylène.
Mécanisme


La durée de vie de l’hydrogène atomique
est relativement longue : 1/10 de seconde. Il peut redonner du H2
moléculaire par triple choc. En fait, il est absorbé par les parois. Si on a
des oxydes métalliques dans le réacteur, ceux-ci peuvent annihiler l’hydrogène
atomique.
Pt=Pd>W>Fe=Cr>Ag>Cu>Pb>Hg
L’action de ces métaux sur l’hydrogène
atomique diminue de Pt à Hg. On a donc représenté une échelle d’activité des
métaux comme catalyseurs de la réaction.
La décharge électrique peut être utilisée
pour former d’autres atomes libres. La décharge est trop puissante pour fabriquer
des radicaux polyatomiques. Il est difficile de contrôler les mécanismes de
rupture.
RADICAUX LIBRES ORGANIQUES STABLES
Dans plusieurs réactions, interviennent
des radicaux diatomiques (HO·) ou polyatomiques qui peuvent être
complexes. Certains sont stables (exemple : les conservateurs). On les
utilise souvent comme anti-vieillissement mais se posent alors des problèmes
d’allergie.
Exemples de
quelques radicaux
Triphénylméthyl (C6H5)3C·
Diphénylpicrylhydrazine (DPPH)
Phénoxyle
Nitroxydes
Pour la DPPH :

Brande, Brook et Linstead
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Mécanisme : équilibre entre un complexe DPPH-XH2
qui se dissocie pour donner un transfert de H sur N.
RADICAUX INSTABLES
Le radical méthyle découvert en 1929 a
une durée de vie relativement courte (5.10-3 s).
En
1950, G. Porter met au point la méthode de détection des radicaux libres à
faible durée de vie. C’est la photolyse éclair.
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hn
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Décharge de micro-ondes.
On
utilise un mécanisme oscillant. (McCarthy. J.Chem.Phys
1954, 22, 1360-1365). 2464 Mhz. 60 et 400V/cm.
N2 2N
N2 + O2 NO
+ NO2
CH4 C2H2,
C2H4, C2H6
Onde de
choc
Sur
une compression adiabatique, on élève la température.
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P2 P1
3700°C ; P2=100 P1
N2 2 N
Br2 2 Br·
C2H2 C2
CH4 C2,
CH
C2H2 + O2 OH, CH, C2
Pour
les étudier, il faut les arrêter. On le piège dans la matrice froide.
Détection par RPE.
On
produit les radicaux in situ. On
prend une matrice à basse température. On identifiera les radicaux par leur
signal. On pourra voir des étapes intermédiaires de recombinaison des radicaux
ou encore la cinétique liée à l’existence des radicaux.
ANALYSE DU MECANISME DES REACTIONS RADICALAIRES
Réaction typique H2 + Br2 2
HBr

Une réaction ne comporte qu’un seul mécanisme.
Mécanisme proposé :
Br2 + M ® 2 Br . V1=k1
[Br2] [M]
H2 + Br . ® HBr +Br . V2=k2
[H2] [Br . ]
Br2 + H . ® Br . + HBr V3=k3[Br2]
[H . ]
H . + HBr ® H2 + Br . V4=k4
[HBr] [H . ]
M + Br . + Br . ® Br2 V5=k5
[Br . ]2
[M]
M est le porteur d’énergie. M
peut être un photon, ou une molécule ou un atome qui a reçu suffisamment
d’énergie pour former des radicaux lors d’une collision.
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on en tire :
et donc ![]()
k1 [Br2] [M]=k5 [Br . ]2 [M]
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Comparons ![]()
Ce mécanisme étant proposé
pour HBr, il est accepté parce que ce mécanisme peut être étendu à d’autres
réactions du même type.
Il peut s’appliquer à CH4
+ Br2 ® CH3Br +HBr

On doit donc écrire cinq étapes :
Br2 + hg ® 2 Br . V1=I (méthode par
irradiation)
CH4 + Br . ® HBr +CH3 . V2=k2 [CH4] [Br . ]
Br2 + CH3
. ® Br . + CH3Br V3=k3[Br2]
[CH3 . ]
CH3 . + HBr ® CH4 + Br . V4=k4
[HBr] [CH3 . ]
M + Br . + Br . ® Br2 V5=k5
[Br . ]2 [M]
Lors de l’écriture de la vitesse empirique, P représente la
pression totale de la phase gazeuse.
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on en tire : ![]()
Pour un hn absorbé, il y a deux
radicaux formés. Soit I le nombre de photons absorbés et M le mécanisme de
désactivation par absorption sur la paroi.
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Plus le nombre de photons est grand, plus la vitesse
augmente (mais ce n’est pas linéaire).
Le terme I englobe les photons efficaces.
On parle de rendement quantique.
[M] : paroi (difficilement contrôlable)
[P] : pression
SCHEMA
D’UN MECANISME REACTIONNEL
molécule ayant suffisamment
d’énergie.
- irradiation correspondant à une
interaction avec hn
On ne regardera que les effets du premier ordre (la collision étant très rapide on a une interaction figée).
- processus par photosensibilisation : la molécule capte le hn et porte l’énergie pour former les radicaux. La désactivation a lieu par collision puisqu’on échange ses niveaux d’excitation.
Par exemple:
(-68,6 kJ.mol-1) H.
+ HBr ® H2 + Br .
(169,3
kJ.mol-1) Br . + HBr ® H .
+ Br2
La
deuxième réaction est endothermique et est donc peu probable. Il faut donc
calculer les potentiels chimiques (on remarque que dans le cas de rupture, les
liaisons peuvent être multiples et donc une liaison double ou triple est plus
facile à casser qu’une liaison simple).
directement car la
dimolécule ou la molécule initiale est la forme la plus stable.
Les réactions radicalaires
envisageables sont de cinq types :
-
rupture,
formation de radicaux
-
décomposition
de radicaux en une molécule insaturée et un radical plus petit
-
réaction
d’un radical avec une molécule
-
recombinaison
des radicaux entre eux
-
isomérisation
des radicaux
Remarque : Les
radicaux sont aussi des inhibiteurs (ils captent d’autres radicaux
empêchant la réaction de se propager).
Si il y a surproduction de
radicaux, les deux radicaux vont réagir … on a alors un effet multiplicatif (ou
effet grappe) provoquant une réaction
en chaîne explosive.